Par Eric Kuoch
Vendredi 18 février, la deuxième chambre de la cour d’appel de Paris a donné raison à l’éditeur Léopard Masqué. La société Moulinsart SA, chargée de l’exploitation de la bande dessinée Tintin, avait voulu interdire la parodie du célèbre reporter à la houpette.

Saint-Tin crédit : Léopard Masqué
Les aventure de Saint-Tin ne s’arrêteront pas là. Il n’est pas célèbre pour un sou, mais il fait son boulot de journaliste free-lance. Accompagné de son perroquet un peu trop bavard, Lou. Il enquête comme son éminent confrère. Pas de capitaine Haddock, pas de Dupont et Dupond… mais lui aussi a son ami ex-marin, Aiglefin, lui aussi peut compter sur deux agents de Police, mais ceux-là sont siamois et s’appellent Ying et Yang. Une équipe de choc et de rire. Pourtant, il a évité de justesse de perdre son droit d’être publié…
Les héritiers d’Hergé voulaient faire interdire la diffusion de ce roman parodique. Ils estiment que Saint-Tin nuit à l’image de l’œuvre du dessinateur. La société Moulinsart SA porte plainte en avril 2009 pour plagiat, contrefaçon, adaptation littéraire et plagiat.
L’éditeur Léopard Masqué a été condamné en première instance à des dommages et intérêts d’une somme de 72 000 euros. Un montant énorme pour la petite boîte. De quoi la faire couler. Elle décide de porter l’affaire en appel. Cette fois-ci, elle obtient gain de cause. Saint-Tin peut donc continuer à parcourir son Monde et à faire rire ses lecteurs. Sauf si Moulinsart SA porte l’affaire devant la cour de cassation.
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